Thèse et Mémoire

Le sans-abrisme russe interpelle non seulement les citoyens que nous sommes mais aussi des étudiants et étudiantes qui ont consacré leurs travaux à ce phénomène social si particulier à la Russie
NSS vous présente le travail de maturité de Caroline Corpataux (2015), le mémoire de Natacha Nikolaeva (2007) et la thèse de Maj Kastanje (2009).

Russie: Mère glorieuse, enfants dédaignés
Le travail de maturité de Caroline Corpataux
explique les ressorts politiques et historiques qui provoquent l’exclusion d’une frange de la population russe.
Caroline Corpataux, du fait de ses origines brésiliennes, a été très jeune sensibilisée aux problématiques de l’exclusion et de la pauvreté, le sans-abrisme et les enfants de la rue.
Le travail de Caroline s’attarde donc en particulier sur les jeunes victimes de ce système bureaucratique,  les enfants, les orphelins, les adolescents qui à elles seules résument le drame des personnes privées de toute identité administrative.
Travail de maturité uniquement en français

Les logiques d’exclusions des bomzh
Le
mémoire de Natalia Nikolaeva sur les logiques d’exclusion des bomzh (SDF) à Saint Pétersbourg donne un éclairage précis sur cette problématique sociopolitique.
Son travail permet de comprendre en profondeur comment, à Saint Pétersbourg, il est possible que des dizaines de milliers d’êtres humains se retrouvent abandonnés à eux-mêmes, sans espoir aucun de recevoir une quelconque aide étatique.
Le travail de Natalia démontre par les chiffres que seul un faible pourcentage de cette population déshéritée correspond à la notion que nous avons, ici en Europe, du S.D.F. Que bien d’autres facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer la disgrâce qui frappe les sans-logis pétersbourgeois.
Mémoire  Uniquement en français

Disposable and Indispensable Making sense of homelessness in post-Soviet Russia
La thèse de Maj Kastanje, toujours d’actualité, nous facilite l’approche de ce monde kafkaïen auquel se heurte l’individu dépourvu de propiska.
Danoise, Maj Kastanje a passé l’année 2008 à Saint-Pétersbourg. Dans le cadre de sa thèse, Maj Kastanje a étroitement collaboré avec l’ONG Nochlezhka abordant ainsi de très près le difficile quotidien des sans-papiers, sans-logis. Par le biais d’interviews ciblés, elle décrit leurs conditions sociales, leurs espérances aussi.
Son travail permet d’assimiler les mécanismes qui entraînent la perte de ce sésame administratif, de concevoir les conséquences qui en découlent et surtout d’appréhender l’inconcevable : « être un sans-papier dans son propre pays ». Une notion très difficile à saisir en Europe.
Thèse  Uniquement en anglais