La friperie caritative

 Le quatre et cinq septembre derniers, Nochlezhka a participé au «Sunday Up Market», une friperie caritative sous l’égide de «Horoshop» et du magasin de bienfaisance «Spassibo».

Les magasins caritatifs «charity shop» représentent non seulement un phénomène en tant qu’une des approches de l’entreprenariat social mais ils montrent aussi une des facettes de la mode en Russie et à Saint-Pétersbourg. De plus, les  jeunes couturiers pétersbourgeois sont également présents.

Aux stands du «Horoshop» et du «Spassibo» sera mis en vente la collection thématique de la période soviétique: « Vêtements des pays non-existants ». Des vêtements impossibles à trouver dans le commerce, la marchandise destinée au simples mortels – tout ce qui constituait la garde-robe des Pétersbourgeois il y a 30 et même 50 ans sera à nouveau disponible pour le publique branché. 

Les recettes seront versées à Nochlezhka et à la fondation sociale «Les cœurs des enfants».

Les coordinateurs des deux premiers magasins de bienfaisance ont expliqué ce que sont les «charity shops», leur rôle dans le développement des tendances «street fashion », les trésors vestimentaires qu’elles recèlent, comment et pour quelle clientèle ils ont été créés.  

Le projet de Nochlezhka, second hand shop «Horoshop» de bienfaisance est né au début de l’été sous le nom de «Chashka». Nochlezhka a participé aux ventes de vêtements, d’accessoires et d’artisanat organisés par les clubs et galeries : («Etages,  Dances, La poire ivre»), ainsi qu’à des pique-niques de bienfaisance. 

Les projets de «Horoshop» permettent un show room permanent et un élargissement de l’assortiment. 

«Spassibo» ce magasin-club de bienfaisance, quant à lui est le premier «charity shop» à Saint-Pétersbourg. Il permet d’aborder l’actualité de cette approche de l’entreprenariat social dans la ville.

Quant à «Sunday Up Market», il existe à Moscou depuis 2008. En 2 ans, il est devenu  un centre de promotion de jeunes designers et de sorties de fin de semaine. Aujourd’hui après Moscou, c’est au tour de Saint-Pétersbourg et de Voronej d’ouvrir ses portes aux jeunes créateurs.

Pour plus de détails, regardez le site http://www.sundayupmarket.ru/

 

Toujours dans le domaine des vêtements Nochlezhka vient de publier le :

 

Manuel pour les donateurs de vêtements et de chaussures destinés aux plus démunis

Règle 1. Faites  confiance à votre bon sens. Si  vous avez des doutes : faut-il donner ou jeter, il y a une raison à cela. Jetez.

Règle 2. Respectez les personnes que vous voulez aider. Ne leur filez pas de fringues usées et détendues. Ne leur donnez pas des habits qui ont vieilli dans vos armoires pendant 20 ans. 

Règle 3. Chaque chose que vous donnez doit être fonctionnelle. Le déshérité la reçoit, l’enfile et sort dans la rue. Donc, le vêtement doit être en bon état. 

Tenez compte de ces détails:

a) Vérifier les boutons, les fermetures éclaires ; tout doit fonctionner. Sinon il faut coudre ; si vous croyez que cela demande trop d’efforts –  jetez ;

b) Laver les habits avant de les donner;

c) Si les tâches pour rendre « vie » au vêtement sont trop laborieuses – poubelle ;

d) Repasser (c’est clair que ça va se froisser en route, mais nous connaissons, hélas, la différence qui existe entre une chose mâchouillée et légèrement  froissée) ;

e) Les petits trous insignifiants sont acceptables mais il faut que vous les recoudrez, de même pour les coutures, elles doivent être recousues à la machine ;

f) Vous avez en déjà fait pas mal, mais ce serait encore mieux si vous pouviez procéder à un tri préliminaire : un sac avec des vêtements d’homme, et le marquer ; un autre pour les des draps et le marquer, etc ;

g) Vestes et manteaux. Bien les examiner – si le vêtement a besoin de nettoyage chimique, il faut le donner à la teinturerie. Vous dépensez de l’argent, vous perdez du temps, mais vous vous réjouissez de cette bonne action et de l’idée que quelqu’un va recevoir un manteau propre. 

Si vous n’avez pas la possibilité de nettoyer une doudoune sale, ne l’envoyer pas aux personnes démunies – ils n’ont ni l’argent, ni la possibilité de la donner au nettoyage.

Règle 4. On ne donne pas ce dont on n’a pas besoin, mais ce dont les personnes en détresse ont besoin. 

C'est-à-dire, on évite de donner des choses bizarres, telles une robe de chambre en nylon, un corset avec des paillettes ou un gilet cousu d’or. Surtout s’ils sont destinés à des maisons pour personnes âgées, des victimes d’incendie ou des sans-abris. Les personnes démunies sont des gens ordinaires qui ont besoin de choses ordinaires. Nous recevons les palmes, les perruques et les ailes d’anges uniquement sur demande. 

Règle 5. Les sous-vêtements. Que du neuf. Et on en n’a jamais assez, car les généreux donateurs, avec raison, n’osent pas donner des sous-vêtements qui ont été portés. Mais hélas pas tous, croyez-moi. En un mot, il faut acheter les sous-vêtements pour hommes, femmes et enfants. Même si ce sont des articles les plus ordinaires. Les gens qui n’ont rien, les victimes d’incendies ne s’attendent pas à une lingerie à dentelles venant de La Perla. Les slips en coton d’Achan ou du Metro  feront l’affaire. Ceci s’applique aussi aux  soutiens-gorges, aux chaussettes et aux collants qui manquent. On en a toujours besoin.

Une exception : les vêtements pour nouveau-nés peuvent avoir servi. Il faut les laver, repasser et bien les emballer.

Règle 6. Les chaussures. Chaque paire que vous donnez doit être fonctionnelle. Le déshérité  reçoit ses chaussures, les enfile et sort dans la rue pour vaquer à ses occupations. En un mot, les chaussures ne doivent pas être déformées, les fermetures doivent être en ordre ; pas de trous, qu’il y ait des semelles et des lacets. Ne pas donner des chaussures bizarres, genre cuissardes dorées, pas de  talons aiguille. Un talon de 2-3 cm, 5 au plus. Il doit  être confortable et stable. Pour éviter des pertes attachez les lacets ou collez les chaussures avec du scotch. 

S’il n’y a pas de lacets, achetez-les, s’il vous plait.

Souvent nous entendons : « J’ai une paire de bonnes bottes, il faut juste coller la semelle. Vous les voulez ? » Cela ne va pas. Faites le vous-même.  

Les gens qui ont besoin de votre aide n’ont pas la possibilité de raccommoder votre botte. Ils n’ont pas d’argent, et en plus le cordonnier le plus proche se trouve à 20 km. 

Merci à vous qui ne restez pas indifférents !