PAS DE REFUGE POUR LES FEMMES SANS-ABRIS
Le 9 juin dernier, Nochlezhka a organisé une manifestation intitulée « Mesdames faites la queue », une action afin de sensibiliser la population au pénible sort réservé aux femmes sans-logis, à leurs enfants aussi. A l’heure actuelle il n’existe aucun lieu susceptible d’accueillir ces misérables.
Une lettre a été adressée à Valentina Ivanovna Matvienko, gouverneure de Saint-Pétersbourg afin qu’un amendement soit adopté favorisant la création d’un centre d’accueil pour les femmes. En effet, un vieux cliché veut que ce ne soient que les hommes qui se retrouvent à la rue, une image d’Epinal corroborée par les mesures d’aide municipales prévue pour la période 2008-2010. Elle est uniquement destinée aux hommes.
Aujourd’hui, à Saint-Pétersbourg, on compte seulement 46 lits prévus pour les femmes sans-abri. Selon le recensement de 2002, le nombre des femmes sans-logis s’élevait à environ 8.400 personnes (près de 30 %). Un nombre en constante augmentation vu les méfaits de la crise économique présente.
Actuellement, pour une femme sans-logis, la possibilité de trouver un asile temporaire ou un toit pour une nuit, approche le zéro absolu.
La situation est encore plus dramatique pour les familles déshéritées. Nochlezhka en a enregistrées plus de 152 en 2008, des familles ayant des enfants âgés de moins de 14 ans. (Voir l’histoire de Veronika et de Dima). Elles représentent, cette année, le 32% de l’ensemble des sans-abris recensés par l’ONG russe. Et n’oublions pas : en plus de ne pas avoir de toit, les familles sans-abri ne reçoivent aucune allocation familiale et sont privés de tous les soins médicaux gratuits.
